La recherche lyonnaise en nutrition-santé réunie sur un seul site

Les chercheurs lyonnais travaillant sur les liens entre nutrition et santé seront réunis à l'horizon 2018 dans un même bâtiment pour créer un centre d'excellence "inédit en France", ont annoncé mercredi les promoteurs de cette initiative.

"Ce regroupement des forces va permettre de faciliter les interactions entre recherche fondamentale et clinique", s'est félicité le Dr Hubert Vidal lors d'une conférence de presse à Lyon.

Le nouveau bâtiment nécessitera un investissement global de près de 16 millions d'euros, financé par les collectivités locales dans le cadre du plan "Campus". Il sera édifié à l'entrée du complexe hospitalier de Lyon Sud, à Pierre-Bénite.

"Si l'on n'a jamais vécu aussi vieux qu'à l'heure actuelle, on le doit beaucoup à une meilleure alimentation. Mais on peut craindre que l'on soit entré dans une ère de régression", avec notamment le développement de l'obésité, a souligné de son côté le Pr Martine Laville.

Le nouveau bâtiment hébergera les équipes du laboratoire de recherche biomédiale CarMeN (Inserm/Inra/Université de Lyon 1) du Dr Vidal, actuellement dispersées sur trois sites, et celles du Centre de recherche en nutrition humaine Rhône-Alpes (Inserm/Inra et plusieurs universités et hôpitaux) du Pr Laville.

Le Centre européen nutrition santé (CENS), qui pilote cette initiative, a été fondé en 2012 pour rapprocher recherche fondamentale, recherche clinique et recherche industrielle. Le CENS collabore aussi avec l'Institut Paul Bocuse, autre institution lyonnaise, sur les comportements des patients face à la nourriture et la qualité sensorielle des aliments.

C'est une initiative public-privé car cinq de ses membres fondateurs viennent du secteur privé: l'Institut Mérieux, le fabricant d'aliments santé Nutrisens, le spécialiste du petit électroménager Seb et l'amidonnier Roquette Frère, ainsi que l'influente fondation lyonnaise Bullukian. Le Crédit agricole s'est plus récemment joint à ce petit groupe.

Le futur bâtiment, structuré par des colonnes de briques - qui en font un "temple de la recherche", selon son architecte Emmanuelle Colboc - se déploiera sur 6.000 mètres carrés, en trois niveaux. Les équipes du CENS en occuperont les deux-tiers et l'Institut européen du lymphome (ELI) le reste. Il pourra accueillir des équipes tierces, notamment celles de startup nées au sein du laboratoire.

PETER PARKS, © 2015 AFP



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