Qui peut manger du poisson ? Les recommandations officielles

Par Isabelle Eustache le 09 Juillet 2013
Notamment de par leur richesse en oméga-3, les poissons et les produits de la pêche sont excellents pour la santé. Or ces produits alimentaires peuvent aussi accumuler des substances chimiques toxiques et des micro-organismes. Les autorités sanitaires viennent de rendre un avis récapitulant l’ensemble des recommandations.

Les poissons et les produits de la pêche (fruits de mer, coquillages…) possèdent des qualités nutritionnelles très précieuses : ils contiennent des oméga-3 bien sûr, mais aussi des protéines, minéraux et vitamines. C’est ainsi qu’il est recommandé d’en consommer au moins deux fois par semaine. Mais parallèlement, les poissons sont susceptibles d’être contaminés par des substances chimiques (PCB, méthylmercure, dioxyde…) et des micro-organismes (bactéries, parasites). Alors quelles sont exactement les recommandations aujourd’hui ? Qui peut manger du poisson, lequel et en quelle quantité ? Voici l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) avec notamment une série de recommandations concernant les populations sensibles.

Recommandations pour la population générale

  • Consommer 2 fois par semaine du poisson, dont une fois un poisson gras (riche en oméga-3) : saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée…
  • Varier les espèces et les lieux d’approvisionnement.
  • Limiter à 2 fois par mois la consommation de poissons d’eau douce fortement bio-accumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe, silure).
  • Cuire à cœur le poisson de mer frais.
  • Pour une consommation de poisson cru : vider rapidement le poisson après achat ou demander au poissonnier de le faire puis le congeler pendant 7 jours avant de le consommer.
  • Éviter la consommation de coquillages s’ils ne proviennent pas d’une zone d’élevage autorisée et contrôlée.
  • Consommer les coquillages et fruits de mer crus dans les deux heures qui suivent la sortie du réfrigérateur.

Les poissons d’eau douce fortement bio-accumulateurs (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) sont à limiter à 1 fois tous les 2 mois chez les femmes enceintes, allaitantes, en âge de procréer, chez les enfants de moins de 3 ans, les fillettes et les adolescentes. Chez les autres personnes sensibles (personnes âgées, immunodéprimées, etc.), ces poissons sont à limiter à 2 fois par mois.

Les poissons prédateurs sauvages (lotte ou baudroie, loup ou bar, bonite, anguille, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon…) sont à éviter chez les femmes enceintes ou allaitantes et chez les enfants de moins de 3 ans. Ces populations doivent également éviter l’espadon, le marlin, le siki, le requin et la lamproie.

Carte Blanche Santé
Source:
Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), 5 juillet 2013, http://www.anses.fr/sites/default/files/documents/NUT2012sa0202.pdf.
Crédit image : Fotolia.com © azurita

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