De plus en plus d’accidents de la route liés aux médicaments

Par Dr Catherine Solano le 12 Décembre 2016
Entre 2005 et 2011, l’implication des médicaments anxiolytiques de la famille des benzodiazépines dans les accidents de la route a augmenté.

Elle est passée d’un pourcentage de 4,7 à 5 % pour des médicaments benzodiazépines (Xanax®, Lexomil®, Temesta®) et de 1,9 à 2,1 % pour les z-hypnotiques (les somnifères comme Stilnox® ou Zolpidem, Imovane® ou Zopiclone).

Une augmentation légère, mais gênante

Cette implication des médicaments dans les accidents de la route survient malgré des mesures volontaristes. En 2005, dans le but de faire diminuer les accidents de la route liés aux médicaments, des pictogrammes avaient été rendus obligatoires sur les boîtes de médicaments concernés.


L’effet semble avoir été positif pendant quelques mois, puis il est retombé. En pratique, les personnes traitées par médicaments induisant un risque à la conduite ne respectent pas les recommandations, et ne prennent pas en compte ces pictogrammes.
C’est grave, car cela signifie des décès et des accidents graves qui auraient pu être évités.

Au total, 10 % des accidentés concernés
Environ 10 % des accidentés de la route ont subi un accident dans lequel est impliqué un médicament…

Bien lire les notices des médicaments
Si vous prenez un médicament, quel qu’il soit, il semble donc essentiel de lire avec attention sa notice et de se tenir aux recommandations. Si dans votre entourage, une personne âgée prend des médicaments, vous êtes incité à parcourir les notices de ses médicaments, afin de faire des recommandations adaptées en matière de conduite. A noter également que les pictogrammes prennent en compte uniquement la dangerosité du produit et non de la maladie incitant à prendre ce traitement. Or un problème de santé peut également contre-indiquer la conduite par lui-même, indépendamment des médicaments qui la traitent.

Rappelons que les médicaments ne sont pas seuls en cause !
Vitesse excessive, consommation d’alcool, conduite en état de fatigue, utilisation de substances psychoactives, vue mal corrigée, téléphone au volant, tous ces facteurs interviennent dans les accidents de la route. Ils sont également bien sûr à prendre en compte pour faire diminuer leur fréquence.

Carte Blanche Santé
Source:
L. Orriols, A. Luxcey, B. Contrand, B. Gadegbeku, B. Delorme, A. Tricote et col. , Road traffic crash risk associated with benzodiazepine and z-hypnotic use after implementation of a colour-graded pictogram: a responsibility study. British Journal of Clinical Pharmacology. Volume 82, Issue 6, pages 1625–1635, December 2016
Crédit image : fotolia.com © monticellllo

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