La Havane entame son déconfinement, mais sans touristes étrangers

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La Havane entame son déconfinement, mais sans touristes étrangers

Le vendredi 3 juillet 2020 à 21:29 santé virus épidémie

La Havane entame son déconfinement, mais sans touristes étrangers

<media media-type="image" style="leftSide"><media-reference data-location="#photo0" mime-type=""></media-reference></media><p>Enfin, Lazaro a pu aller p&ecirc;cher, Dayli nager et Fernando courir le long du Malecon, c&eacute;l&egrave;bre boulevard c&ocirc;tier de La Havane: la capitale cubaine a entam&eacute; vendredi son d&eacute;confinement, permettant &agrave; ses habitants de profiter de la mer, mais les touristes &eacute;trangers devront attendre.</p><p>"On est heureux, car c'est ce qu'on aime tous: la p&ecirc;che", confie &agrave; l'AFP Lazaro Castillo, 55 ans, venu tenter sa chance avec sa canne &agrave; p&ecirc;che.</p><p>Venu avec cinq amis qui partagent le m&ecirc;me passe-temps, ce chauffeur professionnel a d&eacute;barqu&eacute; d&egrave;s l'aube sur le Malecon - lieu de rendez-vous de tous les Havanais - avec son mat&eacute;riel, sans oublier son masque sur le visage, qui reste obligatoire, ainsi qu'une solution &agrave; base de chlore pour se d&eacute;sinfecter les mains.</p><p>"On est tous l&agrave;, contents, mais en respectant les r&egrave;gles qui ont &eacute;t&eacute; fix&eacute;es", explique-t-il.</p><p>Apr&egrave;s trois mois de confinement o&ugrave; les plages &eacute;taient ferm&eacute;es et la p&ecirc;che interdite, Lazaro se sentait nostalgique de la mer.</p><p>Il y venait parfois "avec mon chien, on s'y arr&ecirc;tait et on regardait la mer, c'est une habitude de vieux", rigole-t-il.</p><p>La Havane, cit&eacute; de deux millions d'habitants, est la derni&egrave;re du pays &agrave; commencer son d&eacute;confinement, &eacute;tant consid&eacute;r&eacute;e comme l'&eacute;picentre de l'&eacute;pid&eacute;mie de coronavirus.</p><p>- "Mon premier jour de libert&eacute;!" -</p><p>Si la pand&eacute;mie a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;e sous contr&ocirc;le par les autorit&eacute;s communistes, avec un total vendredi de 2.361 cas dont 86 d&eacute;c&egrave;s, la prudence reste de mise.</p><p>L'&icirc;le de 11,2 millions d'habitants garde ses fronti&egrave;res ferm&eacute;es au moins jusqu'au 1er ao&ucirc;t, seuls les cayos, chapelet d'&icirc;les paradisiaques longeant son territoire, &eacute;tant depuis mercredi ouverts aux touristes &eacute;trangers.</p><media media-type="image" style="rightSide"><media-reference data-location="#photo1" mime-type=""></media-reference></media><p>"Joyeux 3 juillet, car tout Cuba entre dans l'&eacute;tape post-Covid 19. Que le bonheur ne nous fasse pas oublier la responsabilit&eacute;", a tweet&eacute; vendredi le pr&eacute;sident Miguel Diaz-Canel.</p><p>Le d&eacute;confinement se fait donc peu &agrave; peu, en trois phases.</p><p>Dans la premi&egrave;re (qui concerne La Havane et la province voisine de Matanzas, le reste du pays entrant vendredi en phase deux), les restaurants ne peuvent &ecirc;tre remplis qu'&agrave; 30 &agrave; 50% de leur capacit&eacute; et les bus transportent un nombre limit&eacute; de passagers. Sur la plage, le port du masque reste obligatoire.</p><p>Pas de quoi d&eacute;courager Deyli Dacerda, 31 ans et m&egrave;re de deux fillettes: "C'est mon premier jour de libert&eacute;!", se r&eacute;jouit-elle.</p><p>"Nous les Cubains, nous avons besoin de l'&eacute;t&eacute;, de la chaleur, de la mer". Son impression apr&egrave;s avoir fait trempette? "C'est g&eacute;nial! Je suis d&eacute;j&agrave; all&eacute;e me baigner et je vais y retourner, et lundi je reviens avec mes filles".</p><p>Comme elle, environ 200 personnes ont accouru vendredi &agrave; la "Playita 16", &agrave; l'ouest de La Havane, pour en profiter apr&egrave;s trois mois d'abstinence et alors qu'une chaleur estivale r&egrave;gne sur la capitale.</p><p>- S&eacute;quelles &eacute;conomiques -</p><p>Pour Carlos Alberto Mendez, 32 ans, acteur et plongeur amateur, c'est l'occasion de partager quelques bi&egrave;res avec ses amis. "C'est vraiment super, t'imagines, &ccedil;a faisait si longtemps qu'on &eacute;tait enferm&eacute;s!".</p><p>La mer, "c'est un espace de libert&eacute; et tellement agr&eacute;able", philosophe-t-il.</p><media media-type="image" style="leftSide"><media-reference data-location="#photo2" mime-type=""></media-reference></media><p>A quelques m&egrave;tres de la plage, Daniel Rodriguez, g&eacute;rant de la cafeteria d'Etat "El Arrecife", se plaint des s&eacute;quelles &eacute;conomiques de la pand&eacute;mie: "Ici, avant on vendait pour 1.700 CUC (&eacute;quivalents &agrave; 1.700 dollars, ndlr) par jour, aujourd'hui on arrive &agrave; peine &agrave; 500".</p><p>Confront&eacute; &agrave; un renforcement de l'embargo am&eacute;ricain en vigueur depuis 1962 et oblig&eacute; de r&eacute;duire de 75% ses importations au premier trimestre, faute des devises du tourisme pour les payer, le pays voit les p&eacute;nuries s'aggraver.</p><p>Vendredi, beaucoup de Cubains n'ont pas &eacute;t&eacute; profiter de la mer en ce premier jour de d&eacute;confinement car ils devaient faire la queue pendant des heures face aux supermarch&eacute;s.</p><p>"Tout ce que je p&ecirc;che ici, je le mets au cong&eacute;lateur, &agrave; cause de la situation qu'on traverse", explique d'ailleurs Lazaro le p&ecirc;cheur.</p><p>Fernando Garcia, employ&eacute; du tourisme de 44 ans, se veut, lui, optimiste: "Si les choses s'am&eacute;liorent", La Havane pourra s'ouvrir "tr&egrave;s bient&ocirc;t au tourisme international".</p><p>Venu faire son jogging sur le Malecon, il dit ressentir "une joie d&eacute;bordante": "La mer nous apporte de la fra&icirc;cheur, nous purifie, nous rend joyeux".</p>

Par Rigoberto DIAZ, © 2020 AFP


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