Sao Paulo: ruée sur les vaccins anti-fièvre jaune après la mort de singes

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Sao Paulo: ruée sur les vaccins anti-fièvre jaune après la mort de singes

Le jeudi 26 octobre 2017 à 11:06 vaccins santé virus

Sao Paulo: ruée sur les vaccins anti-fièvre jaune après la mort de singes

Des personnes attendent pour se faire vacciner contre la fièvre jaune, le 25 octobre 2017 à Sao Paulo, au Brésil
Des personnes attendent pour se faire vacciner contre la fièvre jaune, le 25 octobre 2017 à Sao Paulo, au Brésil

La mort de plusieurs singes atteints de fièvre jaune a provoqué la panique à Sao Paulo, ville la plus peuplée du Brésil, et dans sa banlieue, poussant des milliers de personnes à aller se faire vacciner dans des centres de santé.

Depuis samedi, près de 30 centres administrent les vaccins et de longues files d'attente se forment à leur entrée. Lors de la seule journée de mardi, plus de 60.000 personnes ont été vaccinées, ont indiqué les autorités sanitaires de la ville.

L'Etat de Sao Paulo a assuré détenir un million et demi de doses et ajouté que ce stock pourrait être augmenté si nécessaire.

La découverte d'un singe mort dans un parc du nord de la ville a renforcé mardi les craintes des habitants. Le premier cas avait été enregistré le 9 octobre mais, compte tenu des délais pour obtenir un diagnostic, le parc n'a été fermé au public qu'à partir du samedi 19. Un autre parc, dans le nord-ouest de la ville, a été fermé mardi.

Des personnes attendent pour se faire vacciner contre la fièvre jaune, le 25 octobre 2017 à Sao Paulo, au Brésil
Des personnes attendent pour se faire vacciner contre la fièvre jaune, le 25 octobre 2017 à Sao Paulo, au Brésil

Deux autres singes ont été découverts morts mardi à Mairiporia, en banlieue de Sao Paulo, mais les causes de leur décès sont encore indéterminées.

Les singes ne sont que des hôtes du virus, qui est ensuite transmis aux humains par la piqûre de moustiques du type Haemagogus et Sabethes.

La fièvre jaune provoque de la température, des frissons, de la fatigue, des maux de tête et des douleurs musculaires, qui s'accompagnent généralement de nausées et vomissements. Les cas graves mènent à une insuffisance rénale et hépatique, des jaunisses et des hémorragies, et elle peut être mortelle.

Cette alerte sanitaire se produit un mois et demi après que le ministère de la Santé a déclaré la fin d'une épidémie de fièvre jaune - la plus grave depuis le début des statistiques en 1980 - qui contaminé 777 personnes et fait 261 morts entre le 1er décembre 2016 et le 1er août 2017, la plupart dans l'Etat du Minas Gerais (sud-est).

NELSON ALMEIDA, © 2017 AFP


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