Sexe et consentement : des premiers rapports pas toujours voulus

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Sexe et consentement : des premiers rapports pas toujours voulus

Le mardi 23 octobre 2018 à 10:00 adolescents sexe

Sexe et consentement : des premiers rapports pas toujours voulus

Un couple s'embrasse devant l'entrée d'une station de métro à Paris le 13 juillet 2017
Un couple s'embrasse devant l'entrée d'une station de métro à Paris le 13 juillet 2017

Plus d'une femme sur dix a déclaré avoir cédé aux attentes-(de son partenaire lors du premier rapport sexuel, et près de 2% disent y avoir été forcées, selon l'agence sanitaire Santé publique France qui lance mardi un campagne sur le consentement à destination des adolescents.

Si la grande majorité des jeunes déclare avoir souhaité ce premier rapport "à ce moment-là", les femmes sont un peu moins nombreuses que les hommes dans ce cas (87,6% contre 92,8%), selon une grande enquête rendue publique par l'agence sanitaire.

Ainsi 10,7% d'entre elles déclarent avoir cédé aux attentes de leur partenaire (contre près de 7% des hommes), et 1,7% avoir été forcées.

C'est pourquoi Santé publique France lance la campagne "OK, pas OK" sur la question du consentement destinée aux adolescents. La campagne repose sur une série de podcasts réalisés par Delphine Dhilly, auteure d'un documentaire "sexe sans consentement" qui a été diffusé par France 2 dans l'émission infrarouge. Quatre jeunes filles et un garçon y témoignent de leur expérience. Chaque podcast s'achève par un message rappelant l'importance de se parler et de s'écouter.

Les podcasts se trouvent sur le site Onsexprime.fr (rubrique "Doits & Sexes") de l'agence sanitaire dédié aux ados.

A ceci, s'ajoute une campagne à la radio, sur les plateformes audio (Spotify, Deezer, NRJ radio digitale, Fun radio) et les réseaux sociaux (Snapchat, Instagram, Facebook) pour inciter les adolescents à venir écouter ces témoignages.

L'étude montre également que les violences sexuelles sont de plus en plus déclarées, en particulier par les femmes. Chez les 15-17 ans, 8% des jeunes femmes ont déjà été confrontées à des rapports forcés ou à des tentatives de rapports forcés contre 1% des jeunes hommes.

Pour l'agence sanitaire, la parole se libère en matière de violences sexuelles, mais la prévention reste indispensable car les violences ont un impact important sur la santé actuelle et future des victimes.

D'après la grande enquête "Baromètre santé 2016 : genre et sexualité, d'une décennie à l'autre", l'âge médian d'entrée dans la sexualité s'est stabilisée en France ces dix dernières années. L'âge du premier rapport sexuel est de 17,6 ans pour les filles et de 17,0 pour les garçons, sans différence notable selon selon le milieu social.

L'écart entre les garçons et les filles est de l'ordre de six mois comme au début des années 2000.

Ces rapports sont protégés dans plus de 85% des cas par l'utilisation d'un préservatif.

L'étude Baromètre a été réalisée en 2016 auprès d'un échantillon représentatif de 15.216 personnes âgée de 15 à 75 ans, parlant le français et résidant en métropole.

Martin BUREAU, © 2018 AFP


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