Moins d'infarctus : une question d’argent

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Moins d'infarctus : une question d’argent

Le mardi 15 mars 2016 à 19:15
Infarctus
  • Et si les politiques avaient le pouvoir de réduire le nombre de décès par maladies cardiovasculaires en prenant une simple mesure de bon sens ? C'est le pari lancé par des chercheurs américains de la prestigieuse Ecole de santé publique de Harvard.

Selon eux, réduire le prix des fruits et des légumes de 10 % et augmenter de 10 % le prix des boissons sucrées seraient déjà suffisants pour obtenir des résultats très encourageants. Or c'est parfaitement faisable par le biais des taxes appliquées.

Des fruits et légumes plus abordables

Si leur coût diminuait de 10 %, cela permettrait de réduire de 1,2 % la mortalité cardiovasculaire dans les cinq ans suivant la prise de cette mesure. Cette baisse de la mortalité atteindrait même 2 % après vingt ans (avec une baisse de 2,6 % des infarctus du myocarde et une baisse de 4 % des accidents vasculaires cérébraux).

Des boissons sucrées plus chères

A elle seule, cette autre mesure permettrait de diminuer de près de 0,1 % les décès cardiovasculaires sur cinq ans et de 0,12 % sur vingt ans. Les cas de diabète pourraient aussi baisser de 0,2 % sur cinq ans et de 0,7 % sur vingt ans. Enfin, en associant les deux mesures les résultats obtenus seraient encore plus spectaculaires !

En attendant que les politiques réagissent, chacun peut faire à son niveau des économies sur les aliments sans grand intérêt nutritionnel (dont les boissons sucrées) au profit d'aliments plus sains. Les fruits et des légumes de saison, en provenance de sa région, sont généralement moins chers que ceux importés : ce sont donc eux qu'il faut privilégier. Il faut aussi se renseigner autour de chez soi pour voir si des agriculteurs proposent des ventes en direct : ce type d'initiative tend à s'étendre sur tout le territoire (www.reseau-amap.org/recherche-amap.php, agriculture.gouv.fr/les-circuits-courts-sur-internet, etc.). Or si elle permet à l'agriculteur de vendre à des prix plus élevés que ce que lui offre la grande distribution, elle permet aussi aux consommateurs de payer moins cher en évitant les intermédiaires. Chacun peut, enfin, optimiser son balcon ou son jardin pour y cultiver au minimum des herbes aromatiques, voire un vrai potager pour les plus courageux : peu caloriques, riches en vitamines et en oligo-éléments, les herbes aromatiques sont aussi des alliées pour la santé !

Par Dr Nathalie Szapiro le 15 Mars 2016, Source:
American Heart Association Meeting Report Abstract MP12 : «Policies to lower prices on fruits and vegetables may help save thousands of lives», 01/03/16, newsroom.heart.org/news/policies-to-lower-prices-on-fruits-and-vegetables-may-help-save-thousands-of-lives.
Crédit image : fotolia.com © nicknick_ko


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